
Les tout-petits ont déjà une identité numérique : dossiers, photos, renseignements médicaux. La cybersécurité des services de garde les protège directement. Pour la sécurité en ligne, les références sont le Centre canadien de protection de l’enfance et Pensez cybersécurité, pas In-Sec-M.
La cybersécurité aide les petits enfants du Québec surtout de façon indirecte : en protégeant les renseignements personnels que les services de garde et les familles détiennent sur eux, et en outillant les adultes qui les entourent. Avant d’aller plus loin, corrigeons une erreur qui se trouvait dans l’ancienne version de cet article : In-Sec-M n’est pas un organisme de protection des enfants en ligne, mais la grappe industrielle canadienne de la cybersécurité, qui regroupe des entreprises du secteur. Pour la protection des enfants, il existe d’autres ressources, bien réelles celles-là.
Mise au point : qui fait quoi
In-Sec-M est un organisme à but non lucratif de Gatineau qui fédère les entreprises, centres de recherche et institutions du secteur canadien de la cybersécurité. Il n’offre ni programmes pour enfants ni outils de contrôle parental. Le confondre avec un organisme de protection de l’enfance, comme le faisait l’ancienne version de ce billet, c’était induire les lecteurs en erreur.
Pour la sécurité des enfants en ligne, les références crédibles au Canada incluent le Centre canadien de protection de l’enfance, un organisme de bienfaisance qui offre notamment Cyberaide.ca pour signaler l’exploitation sexuelle d’enfants sur Internet, ainsi que la campagne fédérale Pensez cybersécurité, qui vulgarise les bons réflexes numériques pour toute la famille.
Protéger les données des tout-petits, c’est les protéger eux
Un poupon n’a pas de compte TikTok, mais il a déjà une identité numérique : un dossier d’inscription, des renseignements médicaux, des photos, une adresse, des informations sur sa famille. Ces données vivent dans les systèmes de votre service de garde, chez vos fournisseurs de logiciels et dans les téléphones des parents.
Si ces renseignements fuient, les conséquences sont bien concrètes : fraude à l’identité qui peut passer inaperçue pendant des années, exposition d’une situation familiale délicate, photos qui circulent sans consentement. La cybersécurité d’un service de garde, c’est donc littéralement de la protection de l’enfance : verrouiller les dossiers, limiter les accès, choisir des fournisseurs fiables et détruire ce qui n’a plus à être conservé.
Outiller les adultes autour des enfants
Les tout-petits ne se protégeront pas eux-mêmes en ligne : ce sont les adultes qui tiennent ce rôle. Les éducatrices et le personnel administratif gagnent à reconnaître un courriel d’hameçonnage, puisque c’est souvent par là que les attaques commencent. Les parents, eux, peuvent s’appuyer sur des ressources gratuites et en français comme Pensez cybersécurité pour sécuriser les appareils de la maison, ou le Centre canadien de protection de l’enfance pour les questions plus délicates liées à l’exploitation en ligne.
Ce que ça change pour votre service de garde
- Traitez vos dossiers d’enfants comme des documents précieux. Comptes individuels, mots de passe robustes, accès limités au nécessaire : la base, appliquée aux données les plus sensibles que vous détenez.
- Encadrez les photos. Consentement des parents, plateformes approuvées seulement, et jamais de partage sur les comptes personnels du personnel.
- Donnez les bonnes références aux familles. Diriger un parent inquiet vers Cyberaide.ca ou Pensez cybersécurité, c’est un petit geste qui rend un vrai service.
- Formez votre équipe. Une heure de sensibilisation sur l’hameçonnage protège plus de dossiers d’enfants que bien des gadgets.
Sources
Foire aux questions
In-Sec-M protège-t-elle les enfants en ligne?
Non. In-Sec-M est la grappe industrielle canadienne de la cybersécurité, qui regroupe des entreprises et institutions du secteur. Pour la protection des enfants en ligne, consultez plutôt le Centre canadien de protection de l’enfance, qui offre notamment Cyberaide.ca.
Comment la cybersécurité aide-t-elle les tout-petits?
En protégeant leurs renseignements personnels : dossiers d’inscription, informations médicales, photos et données familiales détenues par les services de garde et leurs fournisseurs. Une fuite peut mener à de la fraude d’identité ou exposer des situations familiales délicates.
Quelles ressources offrir aux parents?
Pensez cybersécurité, la campagne du gouvernement du Canada, pour les bons réflexes numériques à la maison, et Cyberaide.ca, du Centre canadien de protection de l’enfance, pour signaler l’exploitation en ligne.
À lire aussi

Les produits en cours d’évaluation: une nouvelle façon de protéger les enfants
4 avril 2023 · 2 min de lecture
Cybersécurité : qui peut encore s’en passer?
18 février 2023 · 4 min de lecture